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Aimer toujoursQuelle douce illusion
de croire que l'amour
durera toujours...

EndroitEndroit
Tout mon corps se dilue entre les pétales suaves et colorés
Tout s'estompe dans la lumière jaune pure qui danse des rythmes sensuels
La fleur explose innocente mon esprit s'envole se crispe coule de joie
L'été s'éteint
La couette recouvre l'amour d'une blanche couche de sommeil

Souvenirs d'eteSouvenez-vous m'amie de cet instant fugace
Où nos yeux emmiellés se sont pris dans la nasse
J'étais votre poète et vous étiez ma muse
Nous mélangions les mots de nos pensées confuses
Notre jeunesse était couleur de l'innocence
Et le feu de nos corps fit tournoyer nos sens
Reviendrez-vous un jour dans notre arrière-pays
Pour arroser mon cur qui loin de vous s'ennuie
Irons-nous dans les champs nous rouler sur le sol
Et entre deux baisers naviguer sans boussole
Écrirons-nous encore les rimes de l'amour...
Il y a si longtemps... Reviendrez-vous un jour

Ma place IILe présent m'attend
Je plante des graines
Les fleurs poussent.

L'envol.L'envol.
Ce soir glisse la pluie sur ma vitre entrouverte
Triste goutte d'un temps désormais effacé.
Sur le chemin grisâtre de songes inertes
Un joyeux souvenir a-t-il pu trépasser?
Ce soir crisse la pluie sur mes noires pensées,
Et sanglote la lune au coin de ma fenêtre.
Dans les sillons humides d'un lointain passé
Nous retrouverons-nous avant de disparaître?
Nous marchions dans la neige et je suivais vos pas,
Mais la neige a fondu et le chemin changé.
Des tournants sinueux que je ne voyais pas
Se dévoilent soudain à mes yeux embrumés
Au surplomb d'un ravin, et s'é

Le Cri
Le cri
Entends-tu le cri, la foule solitaire
Qui en masse se presse vers sa propre fin
Utopie inaudible, on la voudrait taire
Vie morne et futile, qui ne mène à rien.
Entends-tu le sinistre cri de ton âme
Bercé de mensonges, amères illusions
Ton cur innocent, percé par tant de lames
Saigne à blanc ses repères, et perds la raison
Entends-tu les cris vains de tes rêves d'enfant
Petite poupée au visage de cire
Conjugue au désespoir tes amours déchirants
Dans la mélancolie des poèmes d'Empires
Entends-tu mes cris d'ombres, assassins muets,
Roi d'un champ de

La Nudite de l'EtreLa nudité de l’être.
La nudité de l’être et du paraître
Pour revirer sens dessus dessous l’être.
Nudité du vivre en timidité
Pour l’émotion d’une réalité.
Nudité en mesure de chaque heure,
Quand le temps nous nourrit de sa valeur.
Nous qui entrons en notre temps d’humanité
En y laissant du néant et du sang les traces,
Nous avons perdu la raison de nos racines.
Qui donc a rompu le fil de nos origines?
Ivre, le monde tournoie tout autour du moi
Comme l’ombre frémissante d’un ange en émoi.

*Critical*Frigid
Frozen heart
Encased in ice
Permafrost no melting point
Critical.
2012 Delice1941
7th November2012

TRICOLOREMatin de printemps
des fraises et du thé rouge
avant de mourir
Frantz, novembre 2012

primordial existencei remember the day we vesseled our miscarriage
into the banner of rest.
we struck your fossilized eyes
at the core of our nuclear winter, buried in the brotherhood
of a thousand industrialized, crawling suns-
but these tomorrows only trialed
the inconsistency of young communication, of
replacing weeping angels by grave with
plastic roses. of clocking the reversed stature
and foregone insistence of raising left hands
to dead gods. and when we meter
cursor lights with its waking blinks
compounded by millenniums and eons and times
before the fallout, before the indolent hereafter,
our war of thin metal and curious mistrust
will sure
Le Vaisseau d'or
- par Émile Nelligan
Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.
Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.
Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.
Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!









What a beautiful journal this is...
Je me vois dans l'obligation de favoriser cette page pour découvrir ou redécouvrir les trésors qu'il recèle.